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Carmelo Buscemi
Chef d'atelier carrosserie
- Audi Center Zaventem
- 1932 Zaventem
A 12 ans, il aide un garagiste. A 14 ans, il signe un contrat d'apprentissage. A 18 ans, il est embauché comme motoriste. Il deviendra ensuite mécanicien général, électricien, garnisseur, pour finir chef d'équipe en carrosserie. Avec, comme fil rouge, un nom : d'Ieteren.
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Parcours |
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" Je n'ai pas attendu d'avoir 17 ans pour
que se développe en moi une vocation.
A 12 ans, je faisais, pendant mes temps libres,
des courses pour un garagiste. J'allais déjà,
en 1966, chercher des pièces de rechange
dans les magasins d'Ieteren ! Après 6
mois, le magasinier de l'époque me laissait
aller dans les rayons où je me servais
moi-même. A 14 ans, j'ai arrêté
mes études techniques, dans lesquelles
je ne me sentais pas à l'aise : j'avais
envie de mettre la main à la pâte.
Je me suis inscrit en contrat d'apprentissage
à l'Infac. Pendant quatre ans, j'ai travaillé
trois jours par semaine, en suivant, les deux
jours restants, des cours techniques et généraux
en mécanique et en électricité.
Le garage où je faisais mon apprentissage
ne s'occupait que de moteurs et de boîtes
de vitesse (d'occasion ou en révision)
et travaillait, pour 90% du temps en sous-traitance
pour... d'Ieteren ! A 18 ans, je me retrouve
sur le marché de l'emploi comme ouvrier.
En passant chez d'Ieteren, je me souviens d'avoir
dit, en boutade, " Si vous avez besoin
de quelqu'un...". Et j'ai été
engagé comme motoriste. J'ai intégré
une équipe de 8 motoristes qui avaient
tous entre 45 et 55 ans. J'arrivais avec mes
méthodes modernes mais, comme je faisais
bien mon boulot, l'équipe a fini par
m'accepter. Ensuite, je me suis intéressé
à la mécanique générale
(en plus du moteur, on y travaille sur les freins,
les suspensions, etc.). J'ai fait de l'électricité
pendant 5 ou 6 ans, avant d'atterrir à
l'atelier de garnissage dans une équipe
de vrais garnisseurs. A l'époque, j'ai
appris à coudre. On faisait tout à
la main : garnissage en cuir, revêtements,
capotes... Pas comme maintenant ! À 30
ans environ, on m'a demandé si je voulais
devenir moniteur, c'est-à-dire responsable
de l'équipe de garnisseurs. J'aidais
les collègues en cas de problème.
Le garnissage, c'est mon premier contact avec
la carrosserie. Puis, en deux ou trois ans de
temps, on m'a nommé chef d'équipe,
puis brigadier (responsable de deux 'métiers'
différents, comme mécanicien et
motoriste, par exemple). Entre temps, j'avais
failli reprendre un garage, mais, comme je me
suis toujours senti bien chez d'Ieteren, y rester
n'a posé aucune difficulté !
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Métier |
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" Je suis le patron de la carrosserie depuis 1996. Je gère directement, sans sous-chef, une équipe de 20 personnes, qui représentent cinq métiers, ainsi que deux employés qui s'occupent de la réception et du contact avec les clients. Je n'ai plus de temps pour moi. Il faut faire tout, tout seul. C'est presque impossible. J'agis surtout en conseiller. Je ne travaille plus avec mes mains, sauf exception. Je suis ici pour planifier, pour pointer, pour remplir les fiches : tôlerie, peinture, garnissage, remontage, etc. sont des tâches pour autant d'équipes différentes. Nous formons une chaîne. Si un maillon bloque, toute la chaîne bloque. J'ai la chance de travailler dans un tout nouveau garage : l'Audi Center. Plus grand show room Audi du monde ".
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Message |
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" Si vous aimez un métier, peu
importe lequel, et si vous êtes décidé...
allez-y ! Donnez-vous à fond. Vous en
retirerez d'énormes satisfactions. Ce
n'est pas toujours pour l'argent. Ici, on construit
quelque chose, on est dans l'artisanat. Il y
a moyen de s'épanouir. Depuis dix ans,
les écoles forment moins de mécaniciens.
Pour l'avenir, les entreprises sont demandeuses.
Quelqu'un qui fait bien son boulot, on le garde,
on le chouchoute. Vous verrez bien ! ".
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