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Jean-François Lanckmans
Journaliste
Il voulait devenir journaliste, secteur sans
débouché à la fin des années
'70. Il opte pour la prudence et fait des études
en économie. Il postule à l'Agence
Belga, est retenu, et devient responsable de
l'information économique et financière,
avant d'être contacté par le journal
" Le Soir ". Portrait d'un passionné
qui vous dira tout sur le métier.
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Parcours |
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" A 17 ans, l'information me passionnait
déjà. Je rêvais de devenir
journaliste et avais une nette préférence
pour la radio, même si je ne connaissais
personne du métier. En fait, je n'avais
aucune idée de la façon dont une
rédaction travaillait ! ". Une lacune
que Jean-François Lanckmans a eu l'occasion
de combler depuis. Pourtant, malgré ce
feu qui le dévorait, il choisit de ne
pas suivre la filière du journalisme.
" Vers la fin des années 1970, trouver
une place de journaliste était déjà
très difficile. J'ai donc choisi de suivre
des études en sciences économiques,
à l'Université Libre de Bruxelles.
Un diplôme pour la soif, au cas où...
que je me suis empressé de compléter
par une licence unique en Journalisme, toujours
à l'ULB ". Suit l'épisode
obligatoire du service militaire. Dès
la fin de ce dernier, Jean-François Lanckmans
présente l'examen d'entrée à
l'agence Belga. Un examen reconnu pour être
très courtisé. La devise "
Beaucoup d'appelés, peu d'élus
" lui convient à merveille. Or,
notre journaliste encore en devenir décroche
la timbale. Il est le seul retenu. " A
Belga, j'ai appris le métier de journaliste,
en faisant de tout. Compte tenu de mes compétences
économiques, je suis devenu le responsable
des informations économiques et financières
de l'agence. Le Soir m'a débauché
à la fin des années 1980 pour
compléter son équipe. Je suis
aujourd'hui le chef du service Economie ".
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Métier |
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" J'anime l'équipe 'économique', composée de huit journalistes. En tant que responsable figurent parmi mes attributions le choix des sujets, leur hiérarchie, la relecture des articles et, éventuellement, leur réécriture. Je suis également responsable des suppléments Immobilier et Références/Emploi du Soir. J'adore le métier. C'est différent chaque jour : l'actualité nous surprend toujours ! Imaginez que, chaque matin, on démarre avec une page de journal blanche, et qu'il nous appartient de la remplir. C'est un travail réactif et anticipatif : il faut à la fois réagir à l'actualité et remplir les pages qui nous sont dévolues, mais également anticiper. Préparer les articles des magazines (hebdomadaires) et imaginer des projets pour des pages à venir, qui combleraient, si nécessaires, d'éventuels trous dus à une actu peu fournie ou qui traiteraient en détail un sujet. Est-il utile de préciser que nous avons des horaires lourds (au moins dix heures de travail par jour) et une fin de journée toujours imprévisible ? Pour compenser, nous avons, heureusement, 40 jours de conge par an ".
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Message |
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" Le travail, c'est du plaisir. En tant que journaliste, j'ai eu et j'ai encore la chance de rencontrer des gens intéressants (notamment des journalistes passionnés) ".
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