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Pascale Denaigre

Assistante sociale (psychiatrie et soins palliatifs)

  • CH Molière Longchamp
  • 1190 Bruxelles

"Exercer le métier que l'on aime,
c'est déjà avoir parcouru le tiers du chemin qui mène au bonheur..."

Assistante sociale, Pascale Denaigre exerce sa profession dans le service de psychiatrie et de soins palliatifs au Centre Hospitalier Molière-Longchamp à Bruxelles

Parcours  

" Adolescente, je voulais devenir attachée de relation publique, un métier qui me fascinait. C'est la raison pour laquelle, à la sortie de mes études secondaires, je me suis orientée vers des études de communications sociales à l'IHECS ". Ce n'est cependant pas sa voie et Pascale Denaigre opte alors pour un graduat en sciences sociales et politique criminelle. Un retour à ses premières amours - en secondaire, elle avait étudié les sciences sociales appliquées - , et à une passion pour le milieu carcéral. A la fin de ses études, c'est pourtant l'hôpital Molière Longchamp qui l'engage comme assistante sociale dans le service médecine-chirurgie-gériatrie. En novembre 1998, se crée la première équipe de soins palliatifs. Elle en fait partie. Elle y exerce un métier difficile : accompagner des patients dont la maladie est incurable. C'est la raison pour laquelle, deux mois plus tard, début 1999, elle entame une formation d'un an en soins continus et palliatifs. En 2001, lorsque le service de psychiatrie est créé, elle s'y retrouve presque naturellement. Aujourd'hui, elle consacre trois quarts de son temps à la psychiatrie et un quart temps aux soins palliatifs.

Métier  

" Etre assistante sociale en psychiatrie et en soins palliatifs consiste à exercer deux métiers distincts dans les actes, mais fort proches dans la philosophie puisqu'ils fonctionnent essentiellement par et autour de la parole, du dialogue ". Un métier qui convient donc bien à cette femme qui attache autant d'importance au relationnel qu'à la diversité des contacts. " En psychiatrie, je rencontre les patients, d'abord pour les aider à définir un projet d'hospitalisation et de sortie, mais aussi pour leur permettre de se mettre en ordre au niveau de leur situation sociale. L'un n'est pas en ordre au niveau de sa mutuelle, l'autre est SDF ou sans revenu. Leur univers est fait de fragilité, d'angoisse. Pour faire du bon boulot, il faut non seulement de l'intuition et de l'instinct, mais aussi de la créativité car bon nombre de dossiers sont de véritables défis quotidiens ". Pour elle, l'un des aspects les plus enrichissants du métier est d'être soi-même un lieu de parole et d'écoute. Comme lorsqu'elle aide certaines familles à franchir le cap d'un deuil douloureux ou lorsqu'il s'agit d'aider un patient à réintégrer sa vie de tous les jours.

Message  

" L'une des choses qui me touche le plus, ce sont les limites de la réalité. Il est parfois plus facile d'accepter la fin inéluctable d'un patient placé en soins palliatifs que les échecs rencontrés avec les patients placés en psychiatrie. Mon métier m'a au moins appris que le respect de l'autre passe par le respect de soi-même et qu'il est inutile de vouloir aider les autres à aller mieux si on n'est pas soi-même au mieux. J'ai également découvert que si le diplôme est important, tout ce qui va autour (formations, lectures, conférences) l'est tout autant.
Si je devais résumer ma devise dans la vie, comme dans mon métier je dirais qu'il faut rester réceptif, apprendre une chose nouvelle chaque semaine, et s'endormir chaque soir satisfait de la journée passée ".

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